REGROUPANT LES PAROISSES DE : BOEUR – BONNERUE – BRISY – BURET – CETTURU – DINEZ – ENGREUX – FONTENAILLE – HOUFFALIZE – LES TAILLES – MABOMPRÉ – MONT – NADRIN – SOMMERAIN – TAVERNEUX – TAVIGNY – VELLEREUX – VISSOULE – WIBRIN

 

  • Paroisses (commune de Houffalize) les Églises :

 

Bœur (St-Antoine)

Il semble bien que dès le Xè siècle, Boeur eut une église.

Celle-ci dépendit de l'abbaye de Stavelot puis plus tard

appartint au prieuré Sainte-Catherine à Houffalize.Primitivement

Saint-Sulpice en était le patron, mais, depuis la seconde moitié

du XVIIème siècle, il a été remplacé par Saint-Antoine. Le

sanctuaire de 1738 qui fut consacré en 1745, subit des

restaurations en 1846 et 1885,année au cours de laquelle la

flèche aurait été construite par l'architecte Cupper, de

Bastogne. Cet édifice fut démoli en 1907 et remplacé par une

construction néo-gothique rectangulaire avec choeur à chevet

plat. La tour a été placée à l'extrémité ouest du mur

septentrional de la nef.

Boeur

Buret (St-Hubert)

Date: 1875 - 1900

Matériau:pierre

Descriptions: 

Déjà citée durant la première moitié du XVème siècle. L'église

actuelle date du dernier quart du XIXème siècle; elle est de

type néo-roman, mononef avec une importante tour occidentale et

trois pans orientaux formant choeur. La sacristie est érigée

contre la partie méridionale du chevet.


Cetturu (St-Sébastien)

Date: 1862 - 1862

Matériau:pierre

Descriptions: 

La fondation d'une chapelle par le seigneur de Tavigny, Richard

d'Ouren, eut lieu en 1590. L'édifice néo-gothique actuel a été

réalisé par l'architecte J.L.Van de Wyngaert en 1862. D'Ouest en

Est, le bâtiment compte une tour quadrangulaire placée au centre

de la façade, une nef et un choeur terminé par trois pans

coupés.


Dinez (St-Urbain)

Date: 1755 - 1755

Matériau:roche d'éclatement

Descriptions: 

Dans le cimetière se dresse, dernier vestige de l'église

antérieure, une tour quadrangulaire. Sa construction eut lieu en

1755. La face ouest est percée d'une porte rectangulaire

surmontée d'un oculus; à l' est, s'observent deux départs de

murailles et deux baies en plein-cintre indiquent la coupe du

corps de l'édifice. L'église actuelle, érigée à proximité de la

précédente, fut construite en 1938. Elle compte une large nef,

un porche occidental, un choeur oriental compris entre deux

sacristies, l'une d'elles est surmontée d'une tribune. La tour

s'appuie contre l'extrémité est du flanc méridional de la nef.


Engreux (St-Antoine)

Construction en 1841, restauration en 1866 ; cette église renferme une statue intéressante en marbre de Carrare représentant la Ste-Vierge et l’Enfant Jésus : on ignore sa provenance.


Houffalize (Ste-Catherine)

Ancienne chapelle du prieuré des Augustins fondé en 1235. Elle est de style gothique primaire et comprend un autel baroque fin du XVIIème siècle. L'édifice abrite un magnifique lutrin représentant un aigle aux ailes déployées réalisé en 1370 par l'école d'orfèvrerie de Dinant. Deux gisants sont particulièrement intéressants : la dalle funéraire en haut relief de Thierry Ier de Houffalize et le monument funéraire de Thierry II, sculpté dans une roche calcaire noirâtre le représentant gisant sur un socle de pierre bleue revêtu de sa cotte de mailles et paré de ses armoiries


Mabompré (St-Martin)

Bâtie en 1848 et restaurée en 1877.

 


Mont (St-Pierre)

Date: 1885 - 1885

Matériau:roche d'éclatement

Descriptions: 

Mont formait une paroisse probablement déjà au XIIIème siècle.

En 1885, l'église mononef à chevet occidental plar, a été

agrandie et la tour occidentale construite d'après les plans de

l'architecte Van de Wyngaert. L'architecte Cupper, de Bastogne

dirigea la restauration de 1890


Nadrin (Ste-Marguerite)

Date: 1908 (incertain)

Matériau:pierre

Descriptions: 

Déplacée d'Ollomont à Nadrin en 1908, l'église paroissiale

dédiée à Sainte-Marguerite a été rebâtie en partie avec des

matériaux récupérés lors de la démolition du sanctuaire

d'Ollomont. La construction néo-romane, probablement entamée en

1908, se compose d'une tour occidentale, d'une nef, d'un choeur

oriental, à chevet plat. Plusieurs pièces du mobilier de

l'ancienne église d'Ollomont ont été replacées dans la nouvelle

église.

Nadrin

Sommerain (St-Étienne)

Créateur:Adam (architecte) 

Date: 1888 (ca) - 1888 (ca)

Matériau:roche d'éclatement

Descriptions: 

Au XIIIème siècle, Sommerain dépendait du prieuré de Houffalize

et devint paroisse dès 1289. Le bâtiment érigé d'après les plans

de l'architecte Adam, vers 1888, dans le style néo- roman,

compte une nef unique, un chevet oriental à trois pans et une

tour occidentale. Tout le mobilier était placé en 1893.


Tailles (St-Gilles)

Date: 1611 - 1612

Matériau:roche d'éclatement

Descriptions: 

L'origine de la fondation se situerait vers le XIIIème siècle.

Une église fut construite en 1611-1612, consacrée en 1616. Une

réédification aurait été entreprise en 1785. Diverses

restaurations eurent lieu notamment en 1868,1875, 1886.

Mononef, précédé d'une tour flanquée au nord d'un bûcher,

l'édifice se continue vers l'Est par un choeur dont le chevet et

limité par trois pans. La sacristie se situe au Sud du choeur.


Taverneux (St-Lambert)

Date: 1893 - 1893

Matériau:roche d'éclatement, pierre

Ecole/Style/Ethnie:néo-gothique

Descriptions: 

moellons partiellement enduits et pierre

Dès le XIIIème siècle, cette église faisait partie des

possessions du prieuré de Houffalize. Au XIVème siècle, les

églises de Taverneux et Fontenaille furent réunies. Le

sanctuaire actuel néo-gothique dont la nef unique est fermée à

l'est, par trois pans et à l'ouest par la façade surmontée d'un

clocheton, aurait été construit en 1893, par l'architecte

Cupper, de Bastogne. En 1898, l'ameublement du sanctuaire était

achevé.


Tavigny (St-Remi)

Date: 1701 - 1710

Matériau:pierre, peinture[matière]

Technique:peint

Dossier d'intervention: 

1990.04527

Descriptions: 

La fondation de cette église semble bien se situer avant 895.

L'édifice actuel date du début du XVIIIème siècle. Côté Est, la

nef est fermée par trois pans. Une tour quadrangulaire est sise

à l'Ouest. Plusieurs restaurations eurent lieu, notamment en

1866 et 1886. En 1967, la restauration alors en cours rendit

impossible la visite du sanctuaire; ceci explique qu'une partie

des objets ne put être photographiée. Le mobilier ainsi que la

sculpture furent réalisés par Jean-Georges Scholtus, de

Bastogne, au début du XVIIIème siècle.

voir aussi banc de communion irpa n°10086426


Vellereux (St-Blaise)

Date: 1601 - 1700

Matériau:pierre


Vissoule (St-Georges)

 


Wibrin (Sts-Pierre et Lambert)

Date: 1879 - 1879

Matériau:roche d'éclatement

Descriptions: 

Fort probablement érigée par les moines de Saint-Hubert, la

primitive église est citée dès le début du XIVème siècle.

Reconstruite en 1879, elle fut agrandie en 1882 et restaurée en

1952. La peinture en a été renouvelée en 1953 par Paul Hilt, de

Bertrix. Au sud de la tour, la nef unique, néo-romane, présente

un baptistère de plan rectangulaire; le coeur occidental à trois

pans fermant le chevet, est flaqué de deux sacristies, côté sud.

voir aussi autel, autel majeur irpa n°10086663,banc de communion

irpa n°10086667


  • Chapellenie :

Bonnerue (St-Bernard, par. de Vellereux)

Date: 1898 - 1898

Matériau:pierre

Descriptions: 

L'installation de tout le mobilier se situe aux environs de

1901.


  • Églises annexes :

Brisy (Ste-Lucie, par. de Sommerain)

Date: 1905 - 1905

Une chapelle primitivement dédiée à Saint-Servais fut érigée en
1730. Néo-gothique, datant de 1905, l'actuel édifice mononef à
choeur rectangulaire, présente un clocher situé au-dessus de la
sacristie érigée au Sud du choeur. Il est, à présent, placé sous
le vocable de Sainte-Lucie.


Fontenaille (St-Jacques, par. de Taverneux)

Date: 1700 (ca) - 1700 (ca)

Matériau:roche d'éclatement

Descriptions: 

Des textes de 1130-1131 font allusion à l'existence d'une église

à Fontenaille. Autrefois centre paroissial dédié à Notre-Dame,

ce sanctuaire fut rattaché vers 1306 à l'église Saint-Lambert à

Taverneux. Saint Jacques est le saint patron actuel de

Fontenaille. Sis dans un cimetière, l'édifice a été reconstruit

aux environs de 1700 selon un plan fort simple: une nef

rectangulaire comprise entre une importante tour occidentale et

une abside orientale semi circulaire.



  • Oratoires non reconnus :

Achouffe (Notre-Dame de Lourdes, par. de Wibrin)

La chapelle Saint-Joseph, construite au début du XIXème siècle. Elle compte dans son mobilier une Vierge à l'Enfant du XVIIème siècle et un Saint-Roch du XVIIIéme siècle.

Forêt (Notre-Dame, par. de Taverneux)

 

Une chapelle au caractère mosan de plan hexagonal, précédée d’un porche occidental et présentant un décrochement oriental tenant lieu d’abside.

Elle se compose d’un toit galbé, de bulbes, d’un sanctuaire classé couvert d’ardoises formant des dessins, d’un autel (1766), de lambris (1768), de 5 tableaux et d’un grillage en fer (1879).

En 1993, la chapelle a été restaurée de fond en comble.

 

Houffalize (St-Roch, par. de Houffalize)

Érigée en 1634 pour se préserver de la peste qui sévissait à l’époque et qui avait déjà fait de nombreuses victimes à Houffalize et Cowan. Réparation et augmentation en 1738.

 

Houffalize
(Notre-Dame de Lourdes, par. de Houffalize)

Mademoiselle Joséphine MATHURIN à l’occasion d’un pèlerinage à Lourdes en septembre 1874 fît le vœu de sa construction. Cette chapelle fût bâtie en 1876 sur un terrain appartenant à la famille Mathurin qui finança les travaux et demeure propriétaire des lieux.

1876 - 2026


150ème anniversaire

de la Chapelle
Notre-Dame de Lourdes

Présentation :
A l’occasion des 150 ans de la Chapelle Notre-Dame de Lourdes (rue
de la Gare – Houffalize), nous publions un aperçu historique de ce
patrimoine Houffalois.
Les textes repris ci-après sont extraits d’un livret rédigé par
Cyrille GENON, longtemps dévoué à l’édifice, en janvier 2005.
Aujourd’hui, qui ne connaît la ville de Lourdes devenue haut-lieu de pèlerinage
chrétien à la suite des apparitions au XIXème siècle de la Sainte-Vierge Marie à
une jeune fille de 14 ans, Bernadette Soubirous.
Nous nous rappelons que la 1ère apparition eut lieu le 11 février 1858 ; il y en
aura dix-huit au total jusqu’en juillet de la même année.
La reconnaissance officielle de l’Église viendra quatre ans plus tard, le 18
janvier 1862.
A cette époque, en Belgique aussi, dans les milieux chrétiens,
on suit les informations en provenance de Lourdes avec attention.
Le premier pèlerinage belge, par chemin de fer, aura lieu en septembre 1874.
Une houffaloise, Mademoiselle Joséphine Mathurin, sera du pèlerinage auquel
participent mille personnes. Alors âgée de 28 ans, très pieuse, elle est la fille
d’un commerçant Gaspard Mathurin.
A la grotte de Massabielle, envahie par une atmosphère de foi prenante,
Joséphine fait un vœu :
Elle promet d’élever à Houffalize un sanctuaire dédié à Marie Immaculée,
Notre-Dame de Lourdes.
Joséphine Mathurin rentra à Houffalize avec la ferme résolution d’accomplir
son vœu dans les plus brefs délais. Sa mère Julie Verheggen épouse Mathurin
et son frère Henri accueillent le projet avec enthousiasme.
De commun accord, ils s’engagent à financer la construction avec les gains
acquis sur le travail dominical d’une part et de ne plus ouvrir leur commerce à
la clientèle le dimanche.
Joséphine informe le Doyen J-L. Remy qui avise l’Évêque de Namur,
Monseigneur Théodore-Joseph Gravez.
Les autorisations du côté civil et religieux sont obtenues.
Le terrain choisi, propriété de famille, est situé au sud-est de la localité dans un
endroit calme propice au recueillement.
La première pierre est posée le 28 août 1875 lors d’une cérémonie grandiose.
Deux maçons Houffalois réalisent l’édifice : Justin-Joseph Léonard et Louis-
Constant Jacqmin.
Un an après le sanctuaire est debout : il s’agit de la chapelle surmontée à
l’origine d’un clocheton. Construite en pierres de schiste de la région ;
l’intérieur contient une réplique de la grotte de Massabielle.
Le 28 septembre 1876, à la fin de la neuvaine de l’Immaculée Conception, on
porta solennellement au nouveau sanctuaire une statue de Notre-Dame de
Lourdes. Le Doyen Remy prononça la bénédiction de la statue qui fût ensuite
placée dans la grotte.
A cette occasion fût établie dans la paroisse la Confrérie du Saint & Immaculé
Cœur de Marie.
Cette inauguration scellait le vœu de Joséphine Mathurin.
Avant de s’attarder sur l’intérieur de la chapelle et de rappeler l’activité
paroissiale qu’elle a suscité, rappelons-nous que Joséphine Mathurin, en plus
son initiative de construction de cette chapelle a été à l’origine de
« l’Orphelinat » (situé place du Marché-actuellement place Albert).
En effet, dès 1898, elle fît don d’immeubles, propriétés et d’un montant de
50.000frs à la Commission d’Assistance Publique pour établir un orphelinat
pour enfants pauvres.
Pour des raisons inconnues, l’orphelinat n’ouvrira qu’en 1922, anéanti durant
l’Offensive des Ardennes, il ne sera jamais reconstruit.
Retour à la Chapelle et plus spécialement en intérieur :
En plus d’une reconstitution de la grotte de Massabielle avec la statue de la
Vierge de Lourdes, une série d’ex-voto y sont disposés ; une plaque en calcaire
noir, située au fond, rappelle les initiateurs du projet de construction : Julie
Verheggen, Henri et Joséphine Mathurin.
Le mobilier est réalisé dans un style très simple ; six bancs de chêne peuvent
accueillir 18 personnes.
Ce sanctuaire favorise le recueillement et la prière personnelle. Toutefois, dans
le passé, la chapelle de Notre-Dame de Lourdes accueillait un reposoir lors de
l’une ou l’autre procession.
Ponctuellement, certaines messes y furent célébrées ; nous retenons aussi que
durant le mois de mai une récitation collective du chapelet
y trouvait place quotidiennement.
Au cours de la contre-offensive de 1944-1945, la chapelle fût touchée par les
bombardements. Elle subit des dommages importants à la toiture, au clocher
et à l’intérieur.
Elle restera durant plusieurs années à l’état de délabrement.
En septembre 1948 la repose d’un nouveau toit est acquise. Hormis le clocher
qui ne sera jamais reconstruit, la chapelle sera restaurée durant l’été 1949 et la
cérémonie de réouverture eut lieu le dimanche 14 août.
Anne-Marie Mathurin, (religieuse de l’Adoration perpétuelle), responsable (à
distance) de la chapelle léguée par sa tante Joséphine la légua à sa nièce
Gabrielle Mathurin. Celle-ci en fît don à sa nièce Suzanne Wathelet-Genon en
1981 ; la soeur cadette Annie Wathelet-Fautré prendra aussi part à la gestion de
l’édifice jusqu’il y a peu.
La chapelle est devenue propriété des OEuvres paroissiales du Doyenné.
Actuellement Liliane Lesage se dévoue pour faire vivre la chapelle au quotidien.
Depuis la restauration en 1949, divers travaux ont été réalisés sous l’impulsion
de Cyrille Genon, qu’il trouve ici l’expression d’un merci tout spécial :
Aménagement des jardins adjacents,
lifting de la statue de Notre-Dame réalisé par Clovis Grandhenry
Réparation de la toiture par Jacques Simonis
Réparation planchers et ébénisterie par Henri Adam
Jointoiement des murs extérieurs par Edouard Simon
Travaux de ferronnerie par Léon Thirion
Pose d’une couverture en béton sur les murs extérieurs des jardins par André
Sac et Luc Bultot.
Achat de mats pour drapeaux, achats de drapeaux etc…
Le 120ème anniversaire a été marqué par une célébration solennelle précédée
d’une procession ;300 personnes s’y étaient donné rendez-vous pour la liturgie
présidée par le Doyen Jean Demoitié le 7 juillet 1996.
Remercions à nouveau tous ceux qui ont participé tant à sa construction qu’à
son entretien ; grâce à eux non seulement nous possédons un patrimoine
original mais surtout c’est un lieu de prière qui nous est offert.
Que ce 150ème anniversaire réveille en chacun la prière à Notre-Dame de
Lourdes.
G.Close


  • Dans notre unité pastorale, d’autres sites religieux, peuvent aussi nous inviter à la réflexion, à la méditation ou à la prière :

La chapelle d’Ollomont

Ouvert en permanence, cet endroit magnifique a conservé les restes de l’ancienne église paroissiale Sainte-Marguerite, entourée de son cimetière pittoresque.  On y raconte toujours la légende de Sainte Marguerite. (lien vers la légende) et le retable de la passion qu’elle abritait est actuellement conservé au Musée royal d’antiquités de Bruxelles (Musée du Cinquantenaire)